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> 10JONCTIONS &+
Marc-Joseph SIGAUD, Parques
Majeures
17h - ATRIA
/ scène
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Qu'est-ce au juste qu'un
spectacle polymedia ?
Littéralement, c'est un spectacle qui incluerait une multitude
de médias et de dispositifs différents dans une seule
et même oeuvre..
Alors 10JONCTIONS &+ rentre parfaitement dans ce cadre. Projection
vidéo sur un décor théâtral, DEUS EX MACHINA,
performances d'acteurs, chorégraphie et expression corporelle
avec ou sans accessoires, interactivité Homme-Logiciel-Machine
à l'aide de capteurs de mouvement, etc...
Une scène de jeu télévisé dont le but
est de gagner des millions grâce à un invité surprise
qui n'a pas l'occasion de prendre la parole, un boxer en plein entrainement
intensif, un balai gracieux qui pourrait être assimilé
à une incantation ou un rituel religieux, une danse à
la limite du conflit entre un homme et une femme, tout ceci dans une
recherche scènographique conceptuelle dont le sens n'est pas
immédiatement détectable mais qui prend forme au fur
et à mesure que "l'intrigue" se déroule.
L'ensemble reste énigmatique, certainement par la volonté
du scénographe qui laisse libre cours à l'imaginaire
du spectateur, dérouté, amusé, sollicité,
mais néanmoins happé par le spectacle qui s'offre à
lui.
t.m.
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> MIX MISSING SYSTEM
Vincent EPPLAY & Joana PREISS
18h - Tour 41
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Quoi de plus underground que le sous-sol
de la tour 41 pour diffuser un live électroacoustique minimaliste mais
surpuissant. Le cadre s'y prète parfaitement ; un caveau sombre, une
installation basique qui n'attire pas l'oeil pour ne focaliser l'attention
du spectateur que sur la partie sonore. Il n'y a que peu de visuel,
seule l'interface du logiciel utilisé, statique, est projetée sur le
sol devant la scène.
La chanteuse, Joana Preiss, balance ses phrasés traités par ordinateur
en temps réel sur les boucles de Vincent Epplay agencées selon l'humeur,
l'ambiance, laissant ainsi une grande part à l'improvisation. Ainsi,
chaque performance est unique, tout en restant fidèle à un thème (plus
qu'un véritable concept). C'est une performance basée sur l'écoute avant
tout, sur le traitement du son, laissant de côté l'aspect visuel.
On peut aisément se laisser bercer, fermer les yeux et vibrer au rythme
electro-ambient de cette pièce tantôt douce, tantôt agressive, flirtant
à tout moment avec les limites du musical et du sonore.
t.m.
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> CORROSION ++ OUR PICTURES
Aleksandar VASILJEVIC, Gordan PAUNOVIC & Dusan BAUK
21h - ATRIA
/ scène
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Un agencement visuel destroy
sur fond musical électronique grinçant, acide, expérimental. Voilà
ce que nous ont offert ces trois artistes serbes. Une triple projection
hypnotique, un dispositif Live impressionnant où interfèrent environnements
3D, images psychédéliques saturées et même l'interface du logiciel
utilisé pour le son qui apparaît parfois en arrière-plan, comme pour
créer une passerelle entre le background technique et les visuels
générés par ordinateurs.
Beaucoup de bruit, d'interférences, autant dans le son que dans l'image,
un esprit qui rappelle celui d'un Mix techno : alternance entre des
passages rythmiques, mélodiques et d'autres complètement déstructurés,
ambient électroacoustique utilisant des parasites radiophoniques.
Ils nous amènent jusqu'à l'assourdissement, la gène sonore à la limite
du supportable et l'on glisse subitement dans le confort d'une douce
nappe mélodique.
Sur les écrans, sans cesse s'opposent le figuratif et le méta-physique.
Des éléments textuels apparaissent, saisis en temps réel sur un clavier.
"What you hear is what it takes" pour nous montrer que ce que l'on
appelle du bruit peut devenir par le traitement de son et la réutilisation
du parasite sonore, une oeuvre aboutie, tantôt dérangeante et agréable,
juste pour le plaisir des yeux et des oreilles.
époustouflant !
http://www.crsn.com
t.m.
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> La Danse des Fous
Joachim MONTESSUIS
& Eleonore HELLIO
23h - Tour 41
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Deux écrans disposés
dans chacune des deux voûtes de la salle projettent une animation
en noir et blanc : l'une présentant une ronde d'assiettes nous
entraînant dans un tourbillon envoûtant, jouant avec des
effets de flou, l'autre réutilisant ces mêmes assiettes
sous un angle plus abstrait, sorte de spirales se mouvant dans des
formes évolutives 3D, telles des poteries en phase de modelage.
Accompagnant cette installation visuelle, le mix de Joachim Montessuis
démarre doucement par des sonorités graves, souffles
rythmiques, pour atteindre un sommet, stoppé net à son
ascension. Redémarre alors progressivement ce même processus,
nous entraînant dans une sorte de tourbillon ascensionnel, telles
les assiettes entraînées dans leur danse folle, jusqu'à
atteindre son apogée.
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