Jeudi 14 Déc Vendredi 15 Déc Samedi 16 Déc Dimanche 17 Déc Lundi 18 Déc


> 10JONCTIONS &+

Marc-Joseph SIGAUD, Parques Majeures

17h - ATRIA / scène

Qu'est-ce au juste qu'un spectacle polymedia ?
Littéralement, c'est un spectacle qui incluerait une multitude de médias et de dispositifs différents dans une seule et même oeuvre..
Alors 10JONCTIONS &+ rentre parfaitement dans ce cadre. Projection vidéo sur un décor théâtral, DEUS EX MACHINA, performances d'acteurs, chorégraphie et expression corporelle avec ou sans accessoires, interactivité Homme-Logiciel-Machine à l'aide de capteurs de mouvement, etc...
Une scène de jeu télévisé dont le but est de gagner des millions grâce à un invité surprise qui n'a pas l'occasion de prendre la parole, un boxer en plein entrainement intensif, un balai gracieux qui pourrait être assimilé à une incantation ou un rituel religieux, une danse à la limite du conflit entre un homme et une femme, tout ceci dans une recherche scènographique conceptuelle dont le sens n'est pas immédiatement détectable mais qui prend forme au fur et à mesure que "l'intrigue" se déroule.
L'ensemble reste énigmatique, certainement par la volonté du scénographe qui laisse libre cours à l'imaginaire du spectateur, dérouté, amusé, sollicité, mais néanmoins happé par le spectacle qui s'offre à lui.
                        t.m.


> MIX MISSING SYSTEM

Vincent EPPLAY & Joana PREISS

18h - Tour 41


Quoi de plus underground que le sous-sol de la tour 41 pour diffuser un live électroacoustique minimaliste mais surpuissant. Le cadre s'y prète parfaitement ; un caveau sombre, une installation basique qui n'attire pas l'oeil pour ne focaliser l'attention du spectateur que sur la partie sonore. Il n'y a que peu de visuel, seule l'interface du logiciel utilisé, statique, est projetée sur le sol devant la scène.
La chanteuse, Joana Preiss, balance ses phrasés traités par ordinateur en temps réel sur les boucles de Vincent Epplay agencées selon l'humeur, l'ambiance, laissant ainsi une grande part à l'improvisation. Ainsi, chaque performance est unique, tout en restant fidèle à un thème (plus qu'un véritable concept). C'est une performance basée sur l'écoute avant tout, sur le traitement du son, laissant de côté l'aspect visuel.
On peut aisément se laisser bercer, fermer les yeux et vibrer au rythme electro-ambient de cette pièce tantôt douce, tantôt agressive, flirtant à tout moment avec les limites du musical et du sonore.
                        t.m.

> CORROSION ++ OUR PICTURES

Aleksandar VASILJEVIC, Gordan PAUNOVIC & Dusan BAUK

21h - ATRIA / scène

Un agencement visuel destroy sur fond musical électronique grinçant, acide, expérimental. Voilà ce que nous ont offert ces trois artistes serbes. Une triple projection hypnotique, un dispositif Live impressionnant où interfèrent environnements 3D, images psychédéliques saturées et même l'interface du logiciel utilisé pour le son qui apparaît parfois en arrière-plan, comme pour créer une passerelle entre le background technique et les visuels générés par ordinateurs.
Beaucoup de bruit, d'interférences, autant dans le son que dans l'image, un esprit qui rappelle celui d'un Mix techno : alternance entre des passages rythmiques, mélodiques et d'autres complètement déstructurés, ambient électroacoustique utilisant des parasites radiophoniques. Ils nous amènent jusqu'à l'assourdissement, la gène sonore à la limite du supportable et l'on glisse subitement dans le confort d'une douce nappe mélodique.
Sur les écrans, sans cesse s'opposent le figuratif et le méta-physique. Des éléments textuels apparaissent, saisis en temps réel sur un clavier. "What you hear is what it takes" pour nous montrer que ce que l'on appelle du bruit peut devenir par le traitement de son et la réutilisation du parasite sonore, une oeuvre aboutie, tantôt dérangeante et agréable, juste pour le plaisir des yeux et des oreilles.
époustouflant !
http://www.crsn.com
                        t.m.


> La Danse des Fous

Joachim MONTESSUIS & Eleonore HELLIO

23h - Tour 41

Deux écrans disposés dans chacune des deux voûtes de la salle projettent une animation en noir et blanc : l'une présentant une ronde d'assiettes nous entraînant dans un tourbillon envoûtant, jouant avec des effets de flou, l'autre réutilisant ces mêmes assiettes sous un angle plus abstrait, sorte de spirales se mouvant dans des formes évolutives 3D, telles des poteries en phase de modelage.
Accompagnant cette installation visuelle, le mix de Joachim Montessuis démarre doucement par des sonorités graves, souffles rythmiques, pour atteindre un sommet, stoppé net à son ascension. Redémarre alors progressivement ce même processus, nous entraînant dans une sorte de tourbillon ascensionnel, telles les assiettes entraînées dans leur danse folle, jusqu'à atteindre son apogée.

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