Jeudi 14 Déc Vendredi 15 Déc Samedi 16 Déc Dimanche 17 Déc Lundi 18 Déc


> 386dx Cyberpunkrock band

Alexei SHULGIN

16h30 - Tour 41

Une tranche de bonheur dans un monde de brutes. Un ordi de 20 ans d'âge et un clavier en bandoulière, un vrai cyber rock'n'roll...It's all right !!!
une ambiance de concert des sifflets, les cris d'un public conquis, autant dire que ce samedi à 16h c'était mieux qu'un quatres heures au BN ...
Un gouter qui nous laisserait une saveur d'humour et de bonheur léger.

                             Charly.

> An act of intensity

Charly Ninjensohn & Leandro Perz

18h - ATRIA / scène

Le chiffre cinq ; cinq visions d'un désert. Charly Ninjensohn parle de son éphémère ; sa silhouette découpée sur le mur de sel. Le vent se déplace sur les projections, et craquèle la surface. 4000 m d'altitude, un jardin d'éoliennes et chaque geste humain s'évanouit. Aujourd'hui à la frontière du Chili de la Bolivie, au nord de l'Argentine. Demain, un autre désert ; l'antarctique : la dérive lente d'un homme sur l'iceberg.
Avec le travail de cette compagnie d'art experimental qui va au devant des paysages extrêmes, le parking de l'Atria s'ouvre tout à coup à l'Immensité.


...Perhaps one man's action
will be able to stop the emptiness
with only one gesture...
...Perhaps the fire of his soul
will extend...
...It may consume his body,
extinguish his fragile presence,
shine for a instant...
...And in an act of intensity
desintegrate and dissapear."
                        Lyly



> ALEX

La mobile boutique

18h - ATRIA / scène

Un bel exemple du travail de l'espace de diffusion vidéo.
Le dispositif de cette performance est très novateur : Cinq grands écrans disposés de façon circulaire projettent des scènes de rue qui se déroulent simultanément sur une grande place publique.
Les cinq cameramen s'entrecroisent donnant ainsi cinq visions différentes d'un instant particulier et privilégié de par leur présence.
Le style est très mouvementé, sans interruption, caméra épaule, avec de violents travellings sur plusieurs écrans, parfois dans des sens opposés, ce qui procure une douce sensation de tournis. Les cameramen suivent un trajet alléatoire selon le flux des passants, parfois intrigués, ou pris au dépourvu dans un élan inconscient d'humanité.
Le public se situe au centre de l'espace ainsi délimité mais peut également se déplacer derrière les écrans et perturber la projection par leur ombre chinoise. Ce qui donne lieu à la construction de plusieurs espaces confondus : les personnes debout devant les écrans, ceux qui s'aventurent derrière et la scène projetée forment plusieurs dimensions spaciales.
Les cinq sources sonores sont également diffusées simultanément, constituant une cacophonie des bruits de la ville, une lointaine circulation, une fontaine, des dialogues enchevètrés, un groupe musical péruvien... tout cela participe un peu plus à l'ivresse dans laquelle nous sombrons agréablement sur l'Alexander Platz.
Un jeu sur la perspective, la perception et l'échelle en totale décomposition des "acteurs-spectateurs".
                        t.m.


> MonO fAce MIRroR

Erik M

19h - Tour 41

Erik M est le genre d'artiste survolté qui utilise son matériel à 200% de ses capacités et surtout d'une façon complètement atypique.
Deux platines DJ, un contrôleur digitale, une multitude d'effets et un échantillonneur tournent ensemble dans l'esprit de la performance " Mix'n Scratchin' " .
L'introduction est marquée par une nappe d'infra basse, soutenue par un rythme lent. La pulsation s'accélère alors progressivement jusqu'à l'insertion de quelques sonorités stridentes, venant perturber le long phrasé musical, jusqu'alors linéaire.
Commence alors un Mix dissonant situé entre l'électroacoustique et le bruitisme pur. Des sons de résonance pure créent, par le glissement d'un archet de violon sur deux bols chantants, des interventions d'instruments symphoniques naissent des basses, interfèrent entre eux. Ce dialogue strident semble jouer sur la déconstruction du phrasé musical. Certes il est DJ, mais sa technique de Scratch ferait blêmir quiconque aurait des idées reçues à ce sujet.
Il utilise des disques électroacoustiques de son cru et n'hésite pas à maltraiter, laisser tomber la tête de lecture ou de traverser le disque dans sa largeur. Pourtant, les disques ne sont pas rayés ; seuls des grésillements continus donnent une couleur analogique à cette interprétation rapide, maîtrisée et complètement expérimentale.
Bref, l'ensemble alterne entre une séquence musicale linéaire, structurée - perceptible au début et à la fin de la performance musicale - et une improvisation totale et grinçante, un exercice de style riche en intensité.
                        C.C. & t.m.